• El Watan : Quels sont vos projets futurs en Algérie ?

    «J’imagine le jour où les Algériens iront voir un psychothérapeute sans se soucier du qu’en dira-t-on ? Ils considéreraient la «talk» thérapie (thérapie par la parole) comme quelque chose de très ordinaire.»

    J'ajouterai qu'il ne faut pas avoir honte d’aller voir un psychothérapeute. Auriez-vous honte d’aller voir votre médecin parce que vous avez le diabète ? Non, alors pourquoi auriez-vous honte d’aller voir un psychothérapeute qui vous guérit avec des mots au lieu d'avec des médicaments ? 

     Ceux qui doivent avoir honte sont ceux qui ont causés vos symptômes : le père qui frappe, la mère qui abaisse, le mari qui oppresse, la famille qui tyrannise, l’institutrice qui traite l’adolescent de «fou», l’éducatrice qui frappe l’enfant retardé mental, la société oppressive qui produit l’injustice et le besoin…

    C’est quoi une maladie mentale ou un trouble de la personnalité (névrose) exactement ? Quand le stress causé par certains membres d’une famille atteint son apogée, comme la lave dun volcon, ce stress doit trouver un débouché. En jaillissant, il envahi le membre de la famille le plus sensible. Il or elle devient le membre de la famille qui a le problème « the presenting problem. » Ce « malade » en réalité n’est qu’un bouc émissaire. Il paie les frais d'une famille malade. C’est pour ça, comme les milliers autres psychothérapeutes aux USA, je traite, avec le consentement du « malade, » toute la famille quand c’est possible. Malheureusement au cabinet, uniquement a peu près 10% des familles y consentent. C’est bien dommage.

    Si vous avez une vie stressée et dure, ne l’affrontez pas seul. On a tous besoin d’aide de temps en temps. Il ne faut pas en avoir honte. Les médicaments vous stabilisent et la psychothérapie vous soulage. Sachez que la psychothérapie Américaine est la meilleure au monde. Elle est basée sur les méthodes scientifiques les plus modernes et les plus rigoureuses.

     


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  •   HELLO EVERYONE,

    BONJOUR A TOUS,

    A toute personne ayant besoin d'aide et d'écoute psychologique dans la région d'Alger. La psychothérapie Américaine est la meilleure au monde (plus de 300 approches).

    Je suis Dr. Azzedine Mezbache, psychologue clinicien et du travail formé aux USA (Doctorat et Master) actuellement à Alger. J'ai vécu 37 ans en Californie. J’offre à Alger des prises en charge pour tout patient qui a besoin de support et de traitement psychothérapeutique. Ne souffrez pas seul en silence. Il n'ya pas de honte à demander un soutien psychothérapeutique. Je suis la pour vous et les membres de votre famille. Cliquez sur ces liens ci-dessous sur ouedkniss.com pour en savoir plus. Thank you.

    PSYCHOLOGUE CLINICIEN DES USA… A ALGER :
    http://www.ouedkniss.com/psychologue-des-usa-a-alger-birtou…

    PSYCHOLOGUE DU TRAVAIL DES USA... A ALGER :
    http://www.ouedkniss.com/psychologue-du-travail-des-usa-a-a…

     

     


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  •    

    http://www.lexpressiondz.com/autres/contributions/222974-quel-role-pour-la-psychotherapie.html

    "DANS UNE SOCIÉTÉ ALGÉRIENNE STRESSÉE, quel rôle pour la psychothérapie? publié par L'Expression/Le Quotidien, le 16 Aout 2015.
    http://www.lexpressiondz.com/autres/contributions/222974-quel-role-pour-la-psychotherapie.html

     DANS UNE SOCIÉTÉ ALGÉRIENNE STRESSÉE

    Quel rôle pour la psychothérapie?

     vient d’être publié aujourd’hui Dimanche 16 Aout sur L'Expression. Un grand merci a tous mes patients pour un expérience très enrichissante.

    DANS UNE SOCIÉTÉ ALGÉRIENNE STRESSÉE

    Quel rôle pour la psychothérapie?

    Par Dr Azzedine MEZBACHE - Dimanche 16 Aout 2015

     

    Aux USA, la psychothérapie a été pratiquée depuis les années 1900 

     

    Aux USA, la psychothérapie a été pratiquée depuis les années 1900

    Ex-professeur, University de Redlands aux USA, ayant exercé pendant 37 ans aux Etats-Unis, Azzedine Mezbache est psychothérapeute dans un cabinet de groupe et un psychologue du travail et des organisations. Il est actuellement professeur à l'Imaa (Institut de management algéro-américain, à Hydra, Alger). Dans cette contribution, il nous explique qu'il n'y a pas de raisons rationnelles pour ne pas aller voir un psychothérapeute.  

    La première fois que j'ai dit à mon père que je voulais devenir un psychologue, sa première réaction était, «tu veux me dire que tu peux guérir les gens avec les mots?» A un jeune âge, celui de 18 ans, je ne savais même pas comment répondre à cette question. Je n'étais même pas sûr de ce que les psychologues font dans la vie à part le fait qu'ils écoutent les patients parler de leurs problèmes.

    Quarante ans plus tard, j'ai une petite notion concernant le travail d'un psychologue. En bref, la psychologie est définie comme «l'étude du comportement humain et des procès mentaux». Le quart des psychologues au monde exerce aux USA et la psychologie américaine a fait plus de progrès en 100 ans que la médecine en 500 ans. On prédit qu'un jour, au milieu du travail, il ne serait plus nécessaire d'avoir un entretien approfondi avant une embauche, des machines vous scannent le cerveau et rapportent un profil psychologique de votre personnalité détaillant vos qualités et vos défauts et prédisant si vous allez être un travailleur fiable ou pas.

    Qui est-ce qui va se marier avec une femme qui va voir un psychologue?

    Carl Rogers, le gourou de la psychothérapie américaine, disait que «self-disclosure is a sign of good mental health» (se révéler aux autres est un signe d'une bonne santé mentale). Au cabinet de groupe où je travaille, après avoir exercé pendant uniquement trois mois j'avais réalisé que, pour certains de mes clients, la honte abonde. Voir un psychologue n'est pas quelque chose qu'ils voulaient faire mais quelque chose qu'ils étaient obligés de faire. Même quand ils viennent contre leur gré, les subterfuges abondent pour dissimuler leur identité.

    Quelle est l'origine du problème?

    Il y a des patients qui refusent tout simplement de révéler leur vraie identité, d'autres qui dissimulent la ville où ils habitent, d'autres qui refusent de s'installer dans la salle d'attente, de peur d'être reconnus, d'autres qui viennent de loin au lieu de voir le psychologue localement, et d'autres qui dissimulent leur vrais symptômes pour me tester ou par honte de révéler leurs vrais symptômes.

    Tous ces subterfuges indiquent peut-être un manque de confiance dans les gens de notre profession et/ou la peur du «qu'en dira-t-on». Dans une petite ville où tout le monde se connaît, le «qu'en dira-t-on» pourrait avoir un impact énorme pour l'image d'un client. Surtout pour les jeunes filles qui souhaitent trouver un mari un jour. Leur réputation est en jeu.
    Aux USA où la psychothérapie a été pratiquée depuis les années 1900, voir un psychologue, un «shrink» (le sorcier qui réduit les têtes) pour l'Américain moyen n'est pas très différent que d'aller voir un médecin. La plupart des gens ne s'en vantent pas certes, mais si quelqu'un laisse échapper qu'il voit un psychologue régulièrement, les gens ne sont pas choqués. Parfois les gens sont intrigués et même envieux parce que la psychothérapie est très chère aux USA, l'équivalent en moyenne de 7000 DA pour une séance de 50 minutes et qui peut aller jusqu'a 50.000 DA par séance à Beverly Hills, Los Angeles, California.

    Il n'y a pas de bonnes raisons rationnelles pour ne pas aller voir un psychothérapeute. La société algérienne est très stressée. Demander de l'aide ne doit pas être quelque chose de honteux. On ne peut pas résoudre tous ses problèmes tout seul et/ou à l'aide d'un comprimé. Les comprimés -antidépressifs par exemple- diminuent les symptômes pour que le patient devienne stable, mais c'est le psychologue qui est apte à soigner et guérir le patient.

    On répète aux patients que «les problèmes que vous avez refoulés ont pris des années pour devenir des symptômes pathologiques et ne vont pas disparaître 1) en prenant des comprimés et 2) après une semaine de psychothérapie. Ces choses-là prennent beaucoup de temps.

    Qu'est-ce qui se passe pendant une séance de psychothérapie?

    Un psychologue a un double rôle: une combinaison d'un enquêteur et d'un guérisseur. Pendant la première séance on commence par demander au client «the presenting concern:» (le problème qui l'a amené chez nous) puis, prenant des notes copieuses, on commence notre enquête sur l'origine du problème. Ecouter attentivement ce que la patiente nous dit est très important. Pendant qu'on écoute on essaye de relier certains fragments pertinents de l'histoire de la patiente aux symptômes qu'elle présente. Est-ce que cette patiente a été traumatisée par un événement particulier? Quels sont les facteurs stressants dans la vie de cette patiente? Cette enquête dynamique pour trouver une corrélation entre cause et effet nous aide à décider d'une stratégie pour guérir la cliente. Quand on a enfin déterminé la cause, plus ou moins certaine des symptômes du client, alors on doit décider quelle technique ou quelle série de techniques utiliser pour alléger les maux de la patiente.

    300 types de thérapies aux USA

    Un certain type de thérapies connues comme thérapies comportementales (en Anglais «behavior therapy techniques») sont très communes et populaires aux USA. Ces techniques sont brèves -résultats positifs dans trois à six semaines- et visent à alléger le comportement négatif qu'on peut observer de l'extérieur (e.g., un enfant qui urine dans son lit ou un adulte très stressé) en même temps qu'on continue d'enquêter sur les causes profondes des symptômes.

    Plus on écoute plus on découvre ce qui a vraisemblablement causé les symptômes du patient. Notre approche pour soigner un patient conforme à cette créative analogie de Freud qui disait que, «soigner un patient c'est comme éplucher un oignon, on dépèce pétale par pétale jusqu'à aboutir au centre de l'oignon». Facile à dire, difficile à implémenter.

    «Soigner un patient c'est comme éplucher un oignon...»

    Le traitement d'un TOC (Trouble Obsessionnel Compulsif), comme le lavage compulsif des mains par exemple, peut s'étaler sur plusieurs séances. Pour le traiter, on utilise une combinaison de méthodes de visualisation et de méthodes de relaxation. Ce traitement peut prendre un mois ou plusieurs mois. Cela dépend de la complexité et de la cause du problème. Les techniques de la thérapie du comportement, utilisées depuis les années 1940 aux USA, sont généralement efficaces avec la majorité des patients qui ont des symptômes allant de l'anxiété générale et les attaques de panique en passant par les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) jusqu'aux troubles psychosomatiques et la dépression. Pour certains symptômes on focalise moins sur les techniques objectives et brèves citées ci-dessus et plus sur les thérapies basées sur le «talk» (parler) pour résoudre les conflits interpersonnels et les problèmes au sein de la famille (ex. parent-adolescent, époux-épouse, etc.).

    Pas de place à la subjectivité

    Le cabinet où je travaille est un endroit idéal pour nos patients. Ils sont soignés corps et esprit. Les patients qui ont des besoins médicaux sont traités par un médecin et une psychiatre expérimentés et respectés de longue date dans leur communauté, et moi-même, Dr Azzedine Mezbache, psychothérapeute formé aux USA. On subvient en concert à leurs divers besoins médicaux, mentaux et psychologiques. Avec les cas complexes et/ou quand c'est nécessaire, on coopère régulièrement sur la meilleure façon de les guérir. Le plus grand gagnant dans tout ça c'est ultimement le client. C'est une tâche qu'on prend très au sérieux.

    Il y a des gens qui lisent ces mots, qui sont peut-être sceptiques, et se demandent, «comment peut-on guérir avec les mots?» On ne guérit pas avec les mots «Per Se». Ces mots-la dérivent des conclusions des résultats de recherches scientifiques et approfondies sur le comportement humain. Quand ces résultats sont publiés, ils sont traduits en techniques de soin que le praticien peut utiliser avec ses patients. C'est comme ça qu'on aboutit à ces mots qui guérissent.

    Les Américains sont tellement pragmatiques qu'une étude du comportement humain doit être 1) rigoureuse et 2) avoir des applications. Sinon a) elle ne peut être publiée et 2) ses résultats ne sont pas pris au sérieux et donc ne vont pas être appliqués en pratique par la plupart des psychologues. La subjectivité n'a pas de place dans le traitement de nos patients. Si on ne peut pas observer et quantifier un comportement, il n'existe pas. La recherche scientifique régit tout.

    C'est quoi le comportement exactement?

    C'est l'amalgame des myriades d'associations positives et/ou négatives recueillies au fil du temps d'une expérience apprenante - d'ordre social ou interpersonnel - qui sont ou bien appropriées ou bien inappropriées. Notre culture renforce toutes ces associations-là qui culminent en un bouquet de qualités consistantes et prédictibles qui deviennent notre personnalité.


    Le cerveau intervient dans tout cela comme un chef d'orchestre décidant comment répondre à toutes ces contingences -parfois complexes- de la vie. Pour la plupart des gens, leur stratégie est de garder les comportements qui aident à leur sauvegarde (les motivent etc.) et d'éviter les comportements qui gênent et interférent avec cette sauvegarde (les démotivent etc.). Tout comme les parents qui nous donnent des conseils pour nous motiver à adopter un certain comportement, la thérapie n'est autre qu'un type de conditionnement où le psychologue nous motive à associer et adopter des comportements plus sains renforcés par un système de renforcements positifs.

    La différence entre un parent et un psychologue? Un parent sain peut fournir un conditionnement sain pour un enfant, si lui-même il a reçu un conditionnement sain, mais un psychologue qui a étudié «la science du comportement humain et les procès mentaux» est plus apte à prodiguer des conseils qui sont sains, efficaces, rationnels et logiques, basés sur la science du comportement humain et, entre autres, basés sur ses nombreuses années d'expérience passées à écouter les problèmes des gens et les «guérir avec les mots».


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  • Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2015/04/25/article.php?sid=177720&cid=52 

    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2015/04/25/logo3.gif

    Soir magazine : L’entretien de la semaine
    Dr Azzedine Mezbache, psychologue, psychothérapeute, ex-professeur d’Université à University of Redlands en Redlands, Californie, au soir magazine : 


    "ON PEUT DISCIPLINER NOS ENFANTS SANS LES FRAPPER"
     

    Par Hocine Tamou
    Dr Azzedine Mezbache exerce comme psychologue et psychothérapeute dans un cabinet de groupe (Dr Meziani) à Aïn-Beïda. Dans son intervention, il explique comment les châtiments corporels détruisent l’enfant. Il donne par ailleurs des conseils et propose des solutions aux parents pour asseoir une discipline aux enfants sans les frapper. Au cabinet où je travaille, je vois des enfants (3-17 ans) qui sont frappés régulièrement par leurs parents et qui souffrent de maux allant de l'anxiété générale à l’énurésie en passant par les attaques de panique jusqu'aux troubles psychosomatiques et la dépression. Cette génération qu’on frappe aujourd’hui frappera la génération de demain et le cycle continuera. On doit briser ce cycle de violences contre nos enfants.
    En Algérie, 87% des familles frappent leurs enfants. Bien qu'il soit difficile et dur d’élever des enfants en ces temps modernes, les frapper n'est pas une bonne solution. Il y a des méthodes alternatives non violentes que les psychologues américains avaient utilisées depuis les années 1940 et qui ont un succès énorme aux USA. Certaines de ces méthodes peuvent être adaptées à notre culture. La violence contre nos enfants doit cesser. On doit briser ce cycle de violences qui a commencé avec nos propres parents.
    Dans ce compte rendu, je clarifie la relation entre la violence contre nos enfants et les effets que cette violence engendre chez nos enfants. Puis des solutions sont suggérées comme méthodes alternatives pour discipliner nos enfants basées sur les recherches américaines dans ce domaine.
    Il y a au moins 11 façons de blesser vos enfants quand vous les frappez (adapté de The 13 Ways Spanking Harms Children) by Michael J. Marshall P.h.D. («Les 11 façons de blesser vos enfants quand vous les frappez»). Battre vos enfants :
    1- les rend agressifs. Les enfants qui sont frappés par leurs parents ont tendance à frapper et se bagarrer avec les autres plus fréquemment que les enfants qui n'ont pas été frappés par leurs parents ;
    2- abaisse leur estime de soi. Frapper vos enfants leur envoie le message que «vous êtes une personne mauvaise qui mérite d'être frappée et vous n’êtes pas assez digne pour être protégé et aimé». Ceci devient incorporé dans leur concept de soi ;
    3- crée des effets négatifs (mauvais sentiments envers soi). Battre vos enfants les laisse avec des sentiments de peur, d’anxiété, d'humiliation et de depression. Dans les cas extrêmes, cela peut causer des troubles de la personnalité comme la sociopathie et le dédoublement de la personnalité (ils échappent de ce monde en adoptant une autre personnalité qui prend tout le blâme). Ces enfants sont confus émotionnellement quand la personne qui est censée les aimer et prendre soin d’eux de temps en temps devient quelqu'un d’autre et les blesse délibérément ;
    4- aliène l’enfant des parents. Comme la plupart des gens naturellement essayent d'éviter d’être battus, haïssent la personne qui les bat et généralement n’aiment pas la personne qui les bat, de la même façon, les enfants battus commencent à associer le punisseur avec la punition et par conséquent deviennent effrayés et essayent d'éviter le parent punisseur ;
    5- inhibe les apprentissages nouveaux. Les enfants qui sont trop battus sont moins spontanés, plus timides et ont peur d'apprendre de nouvelles choses parce qu'ils ont peur qu'ils vont être encore plus punis s’ils commettent des erreurs ;
    6- crée des tendances sadomasochistiques. A travers le procès du conditionnement, les enfants qui sont blessés par ceux qu'ils aiment commencent à associer la douleur avec l’amour ;
    7- bloque l'apprentissage et la réussite dans la vie. Les enfants qui ont été trop battus ont beaucoup d'échecs scolaires, des notes faibles sur les tests de développement, ont des taux de réussite scolaire moins élevés et gagnent moins d'argent ;
    8- ne leur enseigne pas des comportements nouveaux. Les enfants de parents qui utilisent la force physique en premier lieu pour contrôler le comportement ont peu de chances d’apprendre et d’utiliser de nouveaux comportements non violents pour résoudre leurs propres problèmes en présence d’un conflit ;
    9- n’élimine pas le mauvais comportement. Le mauvais comportement est temporairement arrêté en présence du parent. L'enfant apprend tout de suite à adopter le mauvais comportement seulement quand le parent n'est pas présent pour prévenir le mauvais comportement que le parent n’aime pas ;
    10- augmente leur seuil de punition. Après un certain temps, les enfants s'habituent à un certain niveau de punition, et la punition perd de son efficacité. Cela force le punisseur à constamment augmenter l'intensité de la punition pour avoir le même effet. L’augmentation de l'intensité de la punition les rend insensibles à être battus par autrui et plus aptes à accepter les nouvelles relations avec les autres basées sur l’abus physique comme normales ;
    11- cause des blessures physiques. Les pédiatres sont alarmés par les types et les nombres de blessures qu'ils voient chez ces enfants comme les avant-bras cassés et les syndrome des enfants secoués qui sont dus au fait que certains parents frappent leurs enfants durement ou les secouent intensément.

    Témoignage : extrait d’un blog sur les enfants battus
    «J’ai 29 ans. Je ne travaille plus et je garde mon fils, mais tout va mal. Je n’ai aucune patience. Je l’ai frappé hier très violemment parce qu’il ne voulait pas faire la sieste. Je me suis excusée ensuite, mais il a peur de moi. Je voudrais m’en sortir. Aidez-moi.»

    Claude Halmos, psychanalyste, répond :
    «Je vous remercie de votre lettre, Sophie, car elle est très courageuse. C’est vrai que ce que vous faites à votre fils n’est pas possible et qu’il faut que cela cesse. Au plus vite. Mais vous n’êtes pas pour autant le monstre que vous croyez.Je ne sais pas pourquoi vous frappez votre enfant. Mais je sais, par expérience, que ce genre d’acte relève toujours de la «répétition». On frappe parce qu’on a été frappé. Ou parce qu’on a vu un autre enfant l’être. En ressentant parfois — inconsciemment — la jouissance que l’adulte éprouvait. Ou le sentiment de puissance que lui donnait le pouvoir qu’il avait sur ce que vous appelez «un petit être sans défense». Et on peut n’avoir de tout cela aucun souvenir conscient. Il faut donc «enquêter» : qui, dans l’enfance, s’occupait de vous ? Et qui aurait été capable de violence ? Mais on peut aussi frapper un enfant parce qu’il nous fait revivre (toujours inconsciemment) quelque chose qui nous est insupportable. Les refus systématiques d’un enfant, par exemple, peuvent très bien renvoyer un adulte à tous les «non» injustes que les grandes personnes opposaient dans son enfance à la moindre de ses demandes et, le mettant littéralement «hors de lui», lui faire perdre tout repère. Il faudrait réfléchir à tout cela (peut-être avec un thérapeute). Mais aussi trouver dans votre vie quotidienne une aide. Quelqu’un (votre compagnon, une amie, etc.) qui puisse, quand c’est trop difficile pour vous, prendre le relais auprès de votre enfant. Et aussi lui parler. En votre présence. Pour lui expliquer que vous n’êtes pas une méchante maman et qu’il n’est pas un mauvais enfant, que tout cela est dû à ce qu’il s’est passé quand vous étiez petite et que vous allez le régler.

    Dr Azzedine Mezbache nous propose des méthodes alternatives à la violence physique contre nos enfants :
    Il est possible de discipliner vos enfants sans être violent avec eux. J'ai une fille de 16 ans aux USA que je n’ai jamais frappée. Je sais que la culture algérienne est différente mais quand j’étais jeune, mes parents algériens aussi ne m'avaient jamais frappée. La modification du comportement, en anglais «Behaviour Modification, inventé par B.F. Skinner, est un système de récompense et de punition qui a été utilisé avec succès aux USA depuis les années 1940 pour motiver les travailleurs américains puis après cela a été étendue aux prisons, et à d'autres domaines comme l’éducation des enfants, etc. Il est possible de punir un enfant sans utiliser la violence comme suit :
    1. Supposons que votre enfant a fait quelque chose de mauvais et vous décidez de le punir. Ce que vous dites et ce que vous faites et qui va suivre va déterminer s’il va apprendre de vous quelque chose de positif ou négatif. Vous êtes son modèle. Commencez par choisir un lieu calme et privé. Calmement, invitez votre enfant à s’asseoir en face de vous, assis de préférence à son niveau s’il est très petit. Vos mains à vos côtés, parlez avec votre enfant gentiment et patiemment :
    a) sans élever la voix et b) sans utiliser des vulgarités. Ne l’effrayez pas en utilisant ces signes non verbaux comme gesticulation excessive, yeux grandement ouverts, dents grinçantes, visage crispé... Maintenez le contact avec ses yeux en parlant d’une voix douce mais sérieuse.
    2. Expliquez la raison pour laquelle vous allez le punir AVANT de le punir, patiemment et sans élever la voix. Il doit savoir et a besoin de comprendre la relation entre ce qu'il a fait et la punition non physique qu’il va recevoir. Sinon il va se sentir mal aimé.
    3. Expliquez que vous n’allez pas le frapper physiquement mais que, comme punition, vous aller lui retirer quelque chose qu'il aime bien. Vous aller lui retirer un renforceur positif (en anglais «a positive reinforcer»), quelque chose qui le motive comme le portable, la X-Box, un passe-temps avec ses copains, son temps sur Internet, son programme préféré à la télé etc.
    4. Décrivez-lui patiemment ce qu'il a fait (e.g. «Hier, je t'ai vu fumer une cigarette») puis, de ses renforceurs ci-dessus, décidez lequel ou lesquels vous aller lui retirer (e.g. le portable pour 8 heures). Cette spécifité (8 heures au lieu d’une journée ou 3 jours) est très importante pour que l’enfant : a) puisse juger si la punition est équivalente au méfait et b) si elle est très sévère ou pas. Il vous respectera pour votre sens de justice.
    5. Retirez le renforcer pendant 4 heures puis, au moment désigné, donnez à votre enfant son portable comme promis. Vous êtes ici en train d'enseigner une leçon à votre enfant : que vous êtes juste, et que vous gardez votre promesse. Il vous respectera pour le fait que vous teniez vos promesses.
    6. Si votre enfant refuse de faire quelque chose (ses 2 heures de devoirs par exemple) et que vous vouliez qu’il les fasse, vous pouvez le menacer de retirer un renforcer positif (son portable) jusqu'à ce qu’il termine ses devoirs. C’est ce qu’on appelle le principe de Premack (en anglais the Premack Principe : si tu fais ça…tu reçois ça et vice-versa). Vous pouvez utiliser le principe de Premack et dire quelque chose comme : «Si tu ne fais pas tes devoirs pendant 2 heures, je te retirerai ton portable pour 4 heures.» La punition doit être assez sévère pour marcher (4 heures et non pas 1 heure).
    7. Comme parent, soyez consistant avec cette stratégie. Avec la plupart des enfants, il est conseillé de ne pas vaciller. Mais quand l’enfant commence à faire des progrès et à obéir aux règles alors vous pouvez lui donner du repos en devenant flexible, diminuant le nombre d'heures de punition, etc.
    8. Essayez de savoir ce qui motive votre enfant (jouer avec sa X-Box) et ce qui ne le motive pas (voir la télé). Un enfant est plus apte à faire quelque chose s’il est motivé par ce quelque chose qu’il aime faire (jouer avec sa X-Box). Quand vous menacez de lui retirer cette même chose qu’il aime faire, ça le motive aussi (retirer la X-Box). Ce système de renforcement positif (lui donner quelque chose qu’il aime) et de renforcement négatif (lui retirer quelque chose qu’il aime) peut faire l'objet d’un contrat entre le parent et l’enfant de la forme suivante : si tu fais tes devoirs pendant 2 heures je te rendrai ton portable pour 4 heures. Si tu ne veux pas faire tes devoirs aujourd’hui, je te retire ton portable pour 8 heures. Je te rends ton portable si tu décides de faire tes devoirs.
    9. Que feriez-vous si vous sentez que votre enfant est blasé concernant tous ces renforcers ? «Retirer tout ce que vous voulez, je m’en fous», vous dit-il. Si votre enfant a tendance à ne pas répondre à ces contingences de Premack (si tu fais ça…tu vas avoir ça et vice-versa) alors essayez d'utiliser des renforceurs monétaires mais symboliquement uniquement. Vous n’allez pas «payer» votre enfant pour qu’il suive les règles. Alors utilisez ces renforcers monétaires uniquement avec des comportements importants souhaitables comme la réussite scolaire, etc. Le but de ce système est d’utiliser l’argent pour le motiver et l’habituer à une nouvelle routine. NB : la récompense devra être donnée uniquement après le comportement souhaité, jamais avant.
    10. Le contrat avec un enfant qui fait des progrès ou dont l'attitude s'améliore peut être révisé avec des termes plus favorables à l’enfant (e.g. donner à l’enfant son téléphone portable juste après ses devoirs ou diminuer le nombre de ce que l’enfant doit attendre pour le recevoir). Elever des enfants qui respectent leurs parents, réussissent à l'école et grandissent pour devenir des citoyens qui respectent aussi les normes sociales et la loi n'est pas facile. Cela requiert un parent patient qui :
    1) est déterminé à briser le cycle de violence de ses propres parents ;
    2) «aime ses enfants inconditionnellement» (Carl Rogers, le gourou de la psychothérapie américaine) ;
    3) les prépare pour le monde de demain en utilisant un système de récompense et de punition qui est juste pour le parent et pour l'enfant.
    Les études américaines dans l’art et la science d’éduquer ses enfants ont trouvé que les parents trop rigides avec leurs enfants ont tendance à créer des enfants rebelles, surtout autour de l'adolescence au moment où ils sont en train de chercher leur identité et une partie de cette recherche consiste à essayer différentes choses qui sont une partie intégrante de cette recherche. Je crois que la plupart des parents veulent devenir des parents meilleurs mais ils ne savent pas comment, alors ils élèvent leurs enfants en combinant la façon dont ils ont eux-mêmes été élevés avec les habiletés qu'ils ont apprises «on the job» (au travail) si je puis dire. Souvent ces parents ont les meilleures intentions possibles, mais si ces parents ont été abusés par leurs propres parents pendant leur enfance, il y a des chances
    que cet abus laisse des mémoires et des pratiques négatives qui vont être passées à leurs propres enfants.

     

    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2015/04/25/article.php?sid=177720&cid=52


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  •  «Les conséquences du stress sont désastreuses en Algérie»

    Written by admin | novembre 23, 2014 | 0 

    Azzedine Mezbache. Docteur en psychothérapie

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    -Qu’est-ce qui vous a amené à comparer la société algérienne à la société américaine ? En quoi sont-elles comparables ? Similaires ? 

    Elles sont comparables dans le sens où les gens des deux sociétés travaillent très dur pour réussir dans la vie. Si vous êtes étonnés d’entendre que les Algériens travaillent aussi dur que les Américains, sachez que j’ai des preuves concrètes : sans exception, tous les Algériens que j’ai rencontrés aux USA avaient réussi. Bien sûr c’est un petit échantillon (élite intellectuelle) qui n’est pas représentatif des Algériens, mais cela montre que les Algériens ont du potentiel, ils ont «the drive to succeed» (la volonté de réussir). Quand ils se débarrassent des obstacles, les Algériens peuvent travailler très dur et réussir. Si les USA avaient des obstacles d’ordre humain comme ceux des Algériens (corruption, injustice, etc.), ils n’auraient jamais atteint la Lune. Pourquoi ? Parce que «laz’mak el maârifa bach troh ela lune» (il te faut du piston pour aller sur la Lune).

    -Les personnes souffrant de stress pourront-elles mener une vie normale si elles sont prises en charge ? 

    Le stress fait partie de nos vies depuis la nuit des temps. L’homme préhistorique redoutait le lion, aujourd’hui ce lion a été remplacé par la famille étendue, la bureaucratie, l’injustice, le travail et la pauvreté. Ces menaces diverses taxent l’organisme humain au fil des temps. Le stress aigu devient un stress chronique et le cycle continue. Le stress n’est pas toujours nocif pour l’organisme. Un peu de stress peut être positif (appelé «eustress » en Anglais) comme le mariage, la réussite au bac, etc. Les études entreprises aux USA sont arrivées à la conclusion que quand les gens sont oisifs, ils sont stressés. Quand ils sont trop affairés, ils sont aussi stressés.

    -Pourrait-on mener une vie normale si on est pris en charge ? 

    Il y a des milliards de gens de par le monde qui sont stressés quotidiennement mais arrivent à vivre avec le stress. Comme dit Lazarus, un expert du stress : «Most of the time you can cope with stress but you can’t eliminate it.» (La plupart du temps tu peux tolérer le stress, mais tu ne peux pas l’éliminer). En Algérie, on traite le stress au moyen de médicaments, mais pas par la psychothérapie et c’est dommage. Aux USA, c’est le contraire depuis les années 1970. Il y a beaucoup de gens aux USA qui pensent que «you can’t resolve your problems with a pill». (Tu ne peux pas résoudre tes problèmes avec une pilule). Sigmund Freud fut le premier à remarquer une corrélation entre la thérapie du «talk» (parler) et le soulagement.

    -Le stress en Algérie, comment évolue-t-il dans notre société ? Quelles en sont les causes ? Les conséquences ? 

    Les conséquences du stress sont désastreuses : nos femmes, nos hommes et surtout nos enfants souffrent constamment. Les effets physiologiques que l’on voit sont connus et nombreux, les effets psychosomatiques comprennent l’infarctus, l’hypertension, etc. Les effets psychologiques et psychosomatiques qu’on ne voit pas aisément, mais qui sont ressentis par nos malades sont innombrables. Des études aux USA retiennent des symptômes allant du mal de tête, en passant par la tension, jusqu’au suicide.

    -Quels remèdes prescririez-vous en tant que psychothérapeute ? 

    Il y a autant de remèdes que de types de stress. En général, il y a 2 types de remèdes : ceux qui ne coûtent rien ou presque rien ;  ceux qui coûtent un peu ou beaucoup d’argent. La première catégorie comprend des remèdes d’ordre cognitif qui ne coûtent rien ou presque rien : a) riez quotidiennement ; b) ne prenez pas les choses trop sérieusement ; c) ne prenez pas les choses trop personnellement, etc. Le second type de remèdes coûte un peu ou beaucoup d’argent. 1)- «Deep muscle relaxation with visualisation» (Relaxation profonde des muscles avec visualisation) avec l’aide d’un psychothérapeute 20 à 30 minutes de relaxation quotidiennement a pour but d’augmenter le taux d’oxygène dans les muscles / le cerveau et réduisent la tension artérielle. 2)- voir un psychologue pour parler de vos problèmes. 3)- prendre des tranquillisants.

    -Vos prochains articles porteront sur quels sujets ? 

    Les sujets concernant la protection des femmes et des enfants battus en Algérie et ce qu’on peut apprendre des Américains m’intéresse beaucoup. Après cela, j’ai beaucoup de passion pour l’amélioration de l’enseignement supérieur. Ensuite, la psychothérapie et la diversité culturelle, qui ont une place de choix dans mon cœur et sont mes favoris. Mon expérience aux USA va colorer et toucher tous ces sujets parce qu’il y a tant de choses qu’on peut apprendre des Américains. Mon titre provisoire est : Si l’Algérie était ma patiente, ce qu’elle me dirait…

    -Qu’est-ce que vous faites maintenant en Algérie ? 

    Actuellement, je travaille comme psychologue et psychothérapeute dans un cabinet de groupe (Meziani) à Aïn Beida (OEB). Et puis aussi pour payer ma dette envers mon pays en participant à populariser ou vulgariser la psychothérapie. On voit des patients quotidiennement qui souffrent de maux divers allant des maladies mentales compliquées, comme la schizophrénie en passant par les troubles de la personnalité (attaque de panique) jusqu’aux problèmes psychologiques ayant un contexte social (mésentente maritale, échec scolaire …

    -Quels sont vos projets futurs en Algérie ? 

    Mon plus ambitieux projet serait de sensibiliser et de populariser la psychothérapie en Algérie. J’imagine le jour où les Algériens iront voir un psychothérapeute sans se soucier du  qu’en dira-t-on ? Ils considéreraient la «talk» thérapie (thérapie par la parole) comme quelque chose de très ordinaire. Ma meilleure stratégie pour accomplir ce but colossal serait de faire cela à travers les médias, peut-être un programme de télé où les téléspectateurs pourraient voir un psychothérapeute faire son travail (avec des patients ou une famille dysfonctionnelle par exemple) et comprendre comment les psychothérapeutes peuvent se montrer capables d’aider les gens et de réaliser des résultats concrets et probants.

    Baâziz Lazhar – El watan 20 11 2014

     

     


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